L’emballage est aujourd’hui au cœur des préoccupations environnementales. Les entreprises de l’agroalimentaire, de la cosmétique, de la pharmacie ou encore de l’industrie doivent désormais concilier protection des produits, attentes des consommateurs et exigences réglementaires.
Pendant longtemps, l’aluminium a été considéré comme un matériau de référence pour le conditionnement. Excellente barrière contre l’oxygène, l’humidité et la lumière, il garantit une conservation optimale de nombreux produits. Pourtant, les évolutions réglementaires et les objectifs de recyclabilité poussent les industriels à rechercher des solutions plus durables.
Alors, quelles sont les alternatives à l’aluminium ? Comment concevoir un emballage recyclable conforme aux nouvelles normes européennes ? Décryptage.
Pourquoi l’aluminium est-il remis en question ?
L’aluminium possède de nombreuses qualités techniques. Il offre une excellente protection des produits sensibles et présente une bonne résistance mécanique. Cependant, lorsqu’il est associé à d’autres matériaux dans des structures complexes multicouches, son recyclage devient plus difficile. C’est notamment le cas de certains sachets souples, doypacks ou emballages barrières composés de plusieurs couches de matériaux.
Dans un contexte où les filières de tri et de recyclage cherchent à améliorer leurs performances, les emballages complexes sont progressivement remplacés par des solutions plus simples et plus facilement valorisables. L’objectif n’est donc pas de supprimer totalement l’aluminium, mais de privilégier, lorsque cela est possible, un emballage recyclable conçu dès l’origine pour faciliter sa fin de vie.
Une réglementation de plus en plus exigeante
L’Europe accélère sa transition vers l’économie circulaire avec le règlement PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation). Ce texte vise à réduire les déchets d’emballages, encourager le réemploi et améliorer la recyclabilité des emballages mis sur le marché.
En parallèle, le Code de l’environnement impose déjà que les emballages soient conçus de manière à permettre leur réemploi, leur valorisation ou leur recyclage tout en limitant leur impact environnemental.
Pour les industriels, cela implique plusieurs évolutions :
- réduire les emballages inutiles ;
- favoriser les matériaux recyclables ;
- simplifier les structures multicouches ;
- intégrer davantage de matières recyclées ;
- améliorer la traçabilité des déchets d’emballages.
Le choix d’un emballage recyclable devient ainsi un véritable enjeu stratégique.
Les emballages monomatériaux : la principale alternative
L’une des solutions les plus prometteuses consiste à remplacer les complexes aluminium par des structures monomatériaux. Contrairement aux emballages composés de plusieurs matériaux difficilement séparables, les emballages monomatériaux utilisent essentiellement une seule famille de plastique, ce qui facilite considérablement leur recyclage.
Parmi les matériaux les plus utilisés :
Le polyéthylène (PE)
Le polyéthylène est aujourd’hui l’un des matériaux les plus recyclés dans les filières existantes.
Il présente plusieurs avantages :
- bonne souplesse ;
- excellente résistance à l’humidité ;
- recyclabilité reconnue ;
- disponibilité importante sur le marché.
Les nouvelles générations de films PE haute performance permettent désormais d’atteindre des niveaux de protection proches de certaines structures contenant de l’aluminium.
Le polypropylène (PP)
Le polypropylène représente également une alternative intéressante pour concevoir un emballage recyclable.
Il offre :
- une bonne résistance mécanique ;
- une excellente tenue à la chaleur ;
- une compatibilité avec de nombreux procédés de conditionnement ;
- des perspectives de recyclage en constante amélioration.
Ces matériaux répondent parfaitement aux attentes des industriels qui souhaitent réduire la complexité de leurs emballages.
Les films haute barrière sans aluminium
L’un des principaux défis du remplacement de l’aluminium concerne la protection du produit.
Pour y répondre, les fabricants développent aujourd’hui des films haute barrière intégrant des couches techniques transparentes capables de limiter les transferts d’oxygène et d’humidité.
Ces solutions permettent notamment de conditionner :
- des produits alimentaires ;
- du café ;
- des poudres ;
- des compléments alimentaires ;
- des produits pharmaceutiques.
Le résultat : un emballage recyclable offrant à la fois performance technique et conformité aux objectifs environnementaux.
Le papier recyclable gagne du terrain
Autre tendance forte : le développement des emballages à dominante papier. Les consommateurs perçoivent souvent le papier comme un matériau plus écologique. Les industriels investissent donc massivement dans des solutions combinant papier et couches barrières optimisées.
Cette approche est particulièrement pertinente pour :
- les produits secs ;
- les produits légers ;
- certains emballages promotionnels ;
- les emballages secondaires.
Toutefois, le papier n’est pas adapté à toutes les applications. Son utilisation dépend fortement des contraintes de conservation et de protection du produit.
L’écoconception devient incontournable
Aujourd’hui, un emballage recyclable ne se limite plus au choix du matériau.
L’ensemble du cycle de vie doit être pris en compte :
- réduction du poids de l’emballage ;
- limitation du nombre de composants ;
- optimisation du transport ;
- simplification du tri ;
- intégration de matières recyclées.
Cette démarche d’écoconception permet non seulement de répondre aux futures obligations réglementaires, mais également de réduire les coûts liés aux déchets et à la gestion des emballages.
Quel impact pour les industriels ?
La transition vers des emballages plus recyclables représente un défi technique important.
Modifier un emballage implique souvent :
- de valider de nouveaux matériaux ;
- de réaliser des tests de conservation ;
- d’adapter les paramètres de conditionnement ;
- parfois même de faire évoluer les équipements de production.
C’est pourquoi le choix du partenaire industriel est essentiel.
Bernhardt accompagne les entreprises vers l’emballage recyclable
Chez Bernhardt, l’évolution des emballages est suivie de près afin d’aider les industriels à anticiper les nouvelles exigences du marché.
Spécialiste des machines de conditionnement, Bernhardt accompagne les entreprises dans l’intégration de solutions compatibles avec les nouveaux matériaux recyclables. L’objectif est de permettre aux fabricants de conserver un haut niveau de performance tout en répondant aux enjeux environnementaux et réglementaires.
Qu’il s’agisse de sachets souples, de doypacks ou d’autres formats de conditionnement, les équipements doivent être capables de traiter efficacement les nouvelles générations de films monomatériaux et d’emballages recyclables.
Face aux évolutions du règlement PPWR et aux attentes croissantes des consommateurs, investir dans un emballage recyclable n’est plus seulement une démarche écologique. C’est également un levier de compétitivité, d’innovation et de pérennité pour l’ensemble des industriels.
Si vous souhaitez avoir des conseils personnalisés et une étude adaptée à vos besoins, n’hésitez pas à contacter nos équipes.